CRITIQUE | Hunt Showdown, chroniques d’un chasseur

CRITIQUE | Hunt Showdown, chroniques d’un chasseur
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À l’heure où les battle royale pullulent sur le marché, il est difficile de tirer son épingle du jeu. C’est pourtant ce que réussit à faire Hunt Showdown grâce à une chasse aux monstres mâtiné de survie horrifique…

La chasse est ouverte 

1890, Louisiane. Des monstres et des abominations en tout genre ont envahi le monde. Mon monde. Les morts déambulent à l’air libre tandis que les vivants se terrent dans l’obscurité. Le chemin vers la paix est encore long et seuls nous, les chasseurs, pouvons aspirer à une réduction de peine. Une délivrance qui, souvent, rime avec la mort elle-même.

Me voilà lâché, livré à moi-même dans ces marais putrides. Certains préfèrent chasser à plusieurs, grand bien leur fasse, je préfère la solitude. Je n’ai que le strict minimum sur moi : mon fusil, des soins et ma bonne étoile. Partout où je porte les yeux, le danger rôde. Pour me guider, une simple carte qui m’indique quelques lieux clés. Pour le reste, je peux compter sur ma vision et mon savoir-faire hérité de mes ancêtres. Des chasseurs eux-aussi. Je me concentre un peu et ça y est, j’entrevois le premier indice. Il est loin de ma position vers l’ancien crématorium. Pas de temps à perdre, l’heure tourne et les autres chasseurs sont aussi sur le coup : la traque commence.

Trompe la mort

J’ai de la boue jusqu’aux genoux. Plutôt ça que de me faire tirer comme un lapin en plein milieu du chemin. Cette fois, j’ai eu de la chance : aucun infecté ne m’a vu ou entendu. Tant mieux, ça me fera plus de munitions pour la bête. Le premier indice est tout prêt, je sens déjà l’odeur de mort et les restes des cendres du crématorium s’amonceler sur ma peau sombre. Derrière l’arbre qui me sert de couverture, j’aperçois la bâtisse dans laquelle se cache l’indice. Une porte est entrouverte, c’est ma chance. Avant d’y parvenir, je dois encore escalader une barricade et traverser la cour infestée par des infectés. J’espère qu’aucun chasseur ne guette aux alentours, le lieu est trop à découvert pour m’y attarder. Je vais devoir courir.

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Je prend une grande inspiration et je m’élance. Mes bottes font un bruit de tous les diables en s’enfonçant dans la boue. Ma respiration s’accélère, au pied de la barricade, je sursaute : de fichus corbeaux se sont envolés dans un vacarme de croassements ! Je continue ma course, les infectés m’ont vu. Je cours, plus vite, plus fort, l’un d’eux manque de m’attraper tandis qu’un autre parvient à me taillader le bras avec une lame. Dans le feu de l’action je ne sens rien, juste les battements de mon coeur qui résonne dans mon crâne. Je suis presque à la porte de la bâtisse quand l’un d’entre eux surgit de nulle part et me fonce droit dessus ! Je n’ai plus le choix, je lève mon fusil, presse mon doigt sur la détente et lui explose le crâne à bout portant dans une détonation effroyable. Je l’écarte de mon chemin me précipite sur la porte et la referme derrière moi avant de m’effondrer au sol au pied d’une lampe à huile. J’ai peur, je saigne mais sa faible lueur me rassure : l’espace d’un court instant, je me sens en sécurité.

Chasseur ou chassé ?

Les infectés grattent à la porte. J’ai beau me savoir à l’abri, je ne suis pas rassuré. La détonation de mon fusil a été entendu à des kilomètres à la ronde, aussi bien par les créatures que par les autres chasseurs. J’ai pansé ma plaie et rechargé mon fusil. J’accélère le pas jusqu’à l’indice qui trône au beau milieu de la pièce. Je m’accroupi et l’inspecte : maintenant j’en suis sûr, la cible est une araignée gigantesque. Malheureusement, je n’en sais pas encore assez avant de pouvoir la localiser. Je scrute l’horizon et grâce à ma vision, je localise le second et avant-dernier indice. Par chance, il est tout prêt. Les infectés semblent s’être calmés, c’est le moment de filer. 

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Sur le chemin vers le second indice, je tombe sur la dépouille d’un autre chasseur. Aucune trace de morsures : il a été abattu comme un chien avant d’être fouillé. C’est frais. Je ferai mieux de déguerpir en vitesse. J’avance prudemment dans les hautes herbes, à l’affût du moindre bruit. Soudain, un éclair s’abat sur le sol dans un vacarme assourdissant ! Je suis pétrifié. Déjà ?! Je scrute une nouvelle fois l’horizon, mon indice à disparu. D’autres chasseurs ont trouvé et tué la proie avant moi. Je ne vois plus qu’une pluie incessante d’éclairs qui m’indique la position de ceux qui m’ont devancé. Pour autant ce n’est pas terminé. Je peux encore les intercepter avant qu’ils ne s’enfuient, voler la preuve de mort et m’attribuer le mérite. Hors de question d’avoir risqué ma vie pour rien !

Délivrance

Sans réfléchir, fusil au poing, je me dirige vers eux. Ils s’éloignent rapidement. Je vais les rater si je n’accélère pas la cadence. Je cours, traverse les champs et les marais. Les infectés me poursuivent, peu importe, je vais plus vite qu’eux. J’entends une explosion au loin : ils sont tombés dans une embuscade ! Je redouble d’effort, j’y suis presque. Les coups de feu pleuvent. Ça y est, je les vois ! Je me planque derrière une souche d’arbre. Des cadavres jonchent le sol. Non loin d’eux, la preuve de mort que nous voulons tous. Il y a un silence de mort. Un bref répit, insoutenable, avant l’assaut final. J’observe, j’attends quand je vois un autre chasseur sortir en trombe d’un buisson. Il s’élance, comme un fou, en plein milieu du no man’s land. J’épaule mon fusil, je vise… Il s’écroule. Un autre a tiré. Où est-il ? Suis-je à l’abri ? Je ne sais pas quoi faire. J’entends du bruit dans la forêt derrière moi. Les infectés, ils m’ont rattrapé. Je suis fait comme un rat. Un autre gars surgit de nulle part, comme le précédent. C’est ma chance. Avec deux cibles, le tireur devra faire un choix. Je sors de ma cachette, nos regards se croisent. Je tire. Lui aussi. Enfin, le chemin vers la paix m’ouvre ses portes…

  • Critique réalisée à partir d’un exemplaire du jeu sur PC envoyé par Koch Media

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