CRITIQUE | Batman White Knight

Rappelez- vous, il y a quelques temps nous avons discuté ensemble sur un podcast de Batman White Knight. Nous sommes récemment tombé sur les chiffres de ventes des comics d’octobre aux États-Unis et nous avons constaté que ce dernier était le tome le plus vendu. C’est pourquoi nous avons décidé aujourd’hui de faire une review de Batman White Knight, premier récit du Black Label, distribué en France par Urban COMICS.

Le Black Label c’est quoi ?

batman-white-knight-coverLe Black Label est l’une des nouvelles ligne éditoriale Urban COMICS. Destiné à un public plus mature, ce label se veut aussi constituer d’ histoires qui seront en dehors de la continuité de la timeline officielle, ce qu’on appelle le Else World. Batman White Knight sera la première histoire totalement nouvelle qui donnera le coup d’envoi au Black Label. Urban Comics prévoit d’ailleurs de rééditer certains de ses grands succès sous ce label notamment les Batman DTK de Miller, les Batman et Superman years one, etc.

Cependant  bien que dédié à un public plus mature, les récits du Black Label ne seront pas exempt  d’une certaines “censure” notamment vis-à-vis des scènes de nudité, sexe et aussi de de langage grossier (merci Captain America).

L’histoire de Batman White Knight

Comme annoncé lors des campagnes promotionnelles, l’histoire de Batman White Knight sera basé sur un “what if” : Que se passera t-il si les rôles sont inversé, si le Joker devenait le défenseur et Sauveur de Gotham et Batman son pire ennemi ?

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Dans ce one shot, l’aventure commence par une énième poursuite entre Batman et le Joker. Cependant, nous constatons rapidement que quelque chose cloche. En effet, durant cette course poursuite, Batman ne va pas hésiter à mettre en danger les civils qui croisent son chemin et franchira même la ligne rouge en laissant libre court à sa rage en laissant le Joker au seuil de la mort suite à une nouvelle provocation de ce dernier. Le joker survit et est guérit miraculeusement de sa folie. Il revient sous le nom de Jack Napier. Murphy réintroduit l’idée de l’identité civile du Joker du Batman de Burton. En tant que civil, Jack Napier accuse le Batman d’être à l’origine des malheurs de la ville de Gotham. Il entretient un cycle perpétuel de violence et crée de plus en plus de “super-vilains”. De plus, là où Batman ait masqué, Napier ne va pas se servir de l’anonymat, de déguisement, ni jouer les justicier. Il veut aider les citoyens de Gotham à visage découvert en se servant des institutions civiles et en se présentant au poste de maire.

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Vous l’aurez compris, Batman White Knight aura une approche plus socio-politique en reprenant des thèmes d’actualité : violence policière, pauvreté, écart entre le classes… Ce qui avait bien fonctionné dans les Batman de Nolan. D’ailleurs peut être que la référence du chevalier blanc y ait aussi un clin d’oeil.

Harley Queen, retour en grâce

Avec une intrigue intéressante, les personnages sont pour la plupart bien développés et deviennent même moteur de l’évolution de l’histoire. La relation père de substitution entre Bruce Wayne et Alfred Pennyworth est émouvante. Elle se permet même de faire un clin d’oeil à Batman et Robin de Schumacher (d’ailleurs il s’agit de la seule intrigue du film que j’avais trouvé intéressante à l’époque).

Même si elles sont sous-exploitées à mon goût, les interactions entre Batgirl, Nightwing et le Commissaire Gordon sont intéressantes. Surtout en tant que témoin de l’usure du chevalier noir au fil des années, ainsi que sur une  réflexion d’où est la limite entre justice et justicier (avec un raisonnement faisant penser à Civil War).

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Là où Sean Gordon Murphy tire son épingle du jeu et apporte ce qui fait la force de ce tome est au niveau de la relation entre Le Joker / Jack Napier et Harley Queen. Murphy se paye même le luxe de faire une continuité direct avec Batman The Animated Serie (France 3, Les minikeums … enfin quand c’était le bon temps avant Plus belle la vie…). Harley Queen est présenté comme un personnage fort, intelligent, une “vraie” féministe si on valide cette formule. Loin de ces récents traitements que ce soit dans les jeux Batman Arkham, Suicide Squad (je parle ici de l’écriture du personnage et non du jeu d’actrice de Margot Robbie, qui a d’ailleurs subi un bashing totalement injustifié. Idem pour Marion Cottillard et Talia Al Ghul qui résulte juste de mauvais choix de réalisateur, mais passons) Harley Queen est en réalité le personnage sur qui tout l’intrigue repose. Bravo Harley, Bravo Murphy !

Un récit fort mais avec quelques faiblesses

Même s’il s’agit d’un “what if” un peu facile dans le choix d’un récit aux rôles inversés, l’intrigue est intelligemment installée. On pourra regretter quelques facilités scénaristiques ou une conclusion plus conventionnelle par rapport au parti pris du début. Défaut que l’on trouve facilement dans les récits One shot. Peut-être que le tir sera rectifié sachant qu’une suite est prévu. Quoiqu’il en soit, Batman White Knight est certainement la meilleure histoire autour de Batman et deviendra sans aucun doute un incontournable. Graphiquement, que ce soit au niveau du character design ou de la ville, il n’y a aucun défaut. Chose qui n’est plus à prouver, Sean Murphy est aussi bon en tant que scénariste que dessinateur. Pour conclure et pour faire simple si le père noël ne vous a pas mis Batman White Knight sous le sapin, achetez le !

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