CRITIQUE | Onrush, ceci n’est pas un jeu de course.

Vous souvenez-vous de Motorstorm ? Mais si, le jeu de course cradingue et décomplexé qui avait fait les beaux jours du lancement de la PS3 ! Accrochez-vous, d’anciens développeurs ont remis le couvert cette année avec Onrush, un jeu de course un peu particulier.

Revoyons les bases

Onrush n’est pas un simple jeu de course. Il serait d’ailleurs plus juste de le qualifier de jeu de voiture. Oubliez ce que vous connaissez déjà, ici, pas question de finir le premier à grands coups d’accélérateur et grâce à la connaissance pointilleuse du circuit. Pour commencer, toutes les épreuves se disputent par équipe. Deux équipes de six véhicules divers et variés que l’on peut choisir parmi plusieurs classes aux compétences distinctes. Vous ne roulez pas pour vous, vous roulez pour l’équipe et ça, ça change tout.

L’objectif n’est donc pas de finir en pole position mais, au contraire, de tout faire pour empêcher l’autre équipe de prendre la tête du classement. Peu importe le circuit et son tracé, il n’y a ici que très peu de chose à optimiser : l’important, c’est l’adversaire. Pas question de rester loin devant, il faut parfois ralentir, ralentir pour rester dans la mêlée, ralentir pour mieux foncer. Alors on se fonce dedans, on s’explose joyeusement et on fait tout pour jouer l’objectif. Utiliser le plus de boost possible, rester le dernier en vie, remporter un contre-la-montre etc. les modes de jeu sont variés mais assez peu nombreux et inégaux dans leur intérêt. Même son de cloche du côté des circuits, finalement très communs et sans différences notoires entre-eux. Assez vite, toutes les parties finissent par se ressembler et, si l’amusement est présent, il s’estompe assez vite. Tellement vite qu’on essaye de retenir le joueur avec le système déjà dépassé que celui des loots boxe. On débloque des accessoires, des peintures, des châssis etc. du cosmétique sans grand intérêt mais toujours gratifiant.

Un brouillon réjouissant

onrush-screen

Onrush a beau déborder de défauts, il parvient tout de même à se concentrer habilement sur l’essentiel : nous amuser. Malgré la pauvreté de sa formule, il se dégage de l’ensemble une certaine insouciance. Ni une simulation ni un jeu de course arcade classique, Onrush réussit l’impossible en créant son propre genre. Certes, la direction artistique est hasardeuse, certes, le jeu en solo n’a que très peu d’intérêt et certes, les parties sont souvent brouillonnes. On ne peut cependant pas enlever une chose à Onrush : il prend des risques. Il essaye des choses et tente à sa manière de relever l’intérêt du public pour le genre délaissé de l’arcade. Ce n’est pas toujours réussi et il y a fort à parier que le jeu va très vite sombrer dans l’oublie mais peu importe. Onrush est unique et ouvrira peut être la voie à d’autres jeux de son genre plus aboutis et mieux conçus. Rien que pour ça il mérite déjà un peu de notre attention. Un jeu qui ne fera pas date mais qui vous divertira peut-être le temps d’un été.

  • Critique réalisée à partir d’un exemplaire du jeu sur PS4 envoyé par Koch Media
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