ÉDITO | Open world, c’est pas la taille qui compte.

Depuis quelques temps déjà, je m’adonne aux joies du dernier Zelda en date, reconnu à l’unanimité comme étant aussi bien un épisode phare de la série qu’une véritable petite révolution. Bien que j’ai moi-même du mal à le considérer en tant que tel, je ne peux cependant qu’abdiquer devant les très nombreuses qualités de cet énième open world. Et par «énième», n’y voyait rien de péjoratif : la génération de console actuelle nous l’a prouvé à maintes reprises, le monde ouvert a la côte. Ainsi, de Need For Speed à Far Cry, tous les genres s’y sont essayés, avec plus ou moins de succès.

 

 

Devant cette profusion d’open world et la montagne de promesses qui va avec, j’ai malheureusement connu plus de déceptions que de véritables surprises. Souvent, le constat était le même, le sentiment de découverte passé, je m’ennuyais terriblement. Par la même occasion, les mêmes défauts revenaient sans cesse, telle une malédiction immuable : des espaces vides de vie, des paysages similaires les uns aux autres et l’insupportable sensation de perdre son temps entre deux objectifs. Pour ne rien arranger, les développeurs ont également commencé une course à celui qui afficherait la plus grande map au km²… Après ces différentes expériences, l’open world était pour moi devenu un fardeau. Las, je me persuadai alors en mon for intérieur que je rejoignais doucement le rang des joueurs blasés, incapable d’apprécier ce nouveau standard. Puis un jour, vint Red Dead Redemption, western spaghetti à la sauce Grand Theft Auto et réalisé par les ténors du genre, Rockstar.

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Red Dead Redemption (2010)

Déjà séduit par l’idée de chevaucher un canasson et d’aller dégainer mon colt dans des contrées sauvages, j’étais prêt à laisser une nouvelle chance à un monde ouvert. Et qu’elle ne fut pas ma surprise de constater qu’à aucun moment je n’ai rechigné à arpenter l’ouest sauvage, me laissant même tenter par quelques objectifs annexes de pure exploration. Pour la première fois, j’avais enfin la sensation d’un vrai monde ouvert, d’un monde vivant et passionnant à explorer. Loin des autres modèles, le monde de Red Dead Redemption était bien plus qu’un simple menu de navigation bac à sable, c’était un véritable écosystème. Persuadé d’avoir sous les yeux le nouveau modèle du genre, j’étais convaincu d’un avant et après Red Dead Redemption.

SOUVENT, LE CONSTAT ÉTAIT LE MÊME, LE SENTIMENT DE DÉCOUVERTE PASSÉ, JE M’ENNUYAIS TERRIBLEMENT.

Malheureusement, il m’a fallu attendre The Legend of Zelda Breath of the Wild pour enfin retrouver un monde ouvert digne de ce nom, un jeu qui structure vraiment son expérience autour de son environnement. Révolutionnaire ? Breath of the Wild ne l’est pas. Important ? Il l’est assurément. Plus que le renouveau d’une série déjà culte, c’est le nouvel étalon d’un genre encore peu maîtrisé. Gageons qu’il influera suffisamment les productions futures pour donner un nouveau souffle (sauvage ?) aux open world de demain…

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The Legend of Zelda : Breath of the Wild (2017)
  • Cet article est une version modifiée d’un article inédit que j’avais rédigé au sein d’un magazine de ma confection largement inspiré de « JV le mag ».
  • Illustré avec talent par Dastans.
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